18/05/2012 07 : 54 (heure de Paris)
Réunions et animations Grands rendez-vous annuels de l'APA Les Journées de l’autobiographie Les tables rondes Les Journées du journal Activités pédagogiques À l'international Autres activités | La journée internationale de l'autobiographie Aix en Provence, 20 mai 2008 Une longue journée, oui, mais une bonne journée.
Elle a été ouverte par Chantal Ohanessian, déléguée à l’action culturelle représentant le recteur et Patricia Larnaudie, adjointe à la culture représentant la ville d’Aix-en-Provence. Toutes deux ont exprimé leur attachement à une manifestation qui a lieu chaque année depuis 2000. Douze établissements de la région d’Aix-Marseille se sont retrouvés, représentés par quelques élèves et leur professeur, pour nous faire part de leur travaux en écriture autobiographique autour du thème proposé par l’APA « le rêve », et d’une autre proposition : « la rencontre ». Le choix de ce mot étant lié à cette nouveauté : nous avions contacté des enseignants dans 4 pays d’Europe, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, pour qu’ils participent à notre manifestation en venant nous faire part des travaux de leurs élèves. Le mot « rencontre » n’était donc pas injustifié.
Ils ont répondu à notre appel : Sabine Günther, responsable de l’association Passage& co, qui organise à Marseille des rencontres nombreuses et originales entre les jeunesses allemande et française, entre des écrivains et des traducteurs des deux pays, nous avait permis d’entrer en contact avec Angèle Verdière, de l’association Initiale. Angèle, donc, nous a lu quelques textes écrits par de jeunes Berlinois.
La Hongrie était représentée par deux professeurs du secondaire, Gabriella Borbas et Julia Kardos, et par un professeur de l’université de Pecs, Zoltan Varga, romaniste, spécialiste de littérature comparée et traducteur des œuvres du président de l’APA, Philippe Lejeune. Ils ont brièvement pris la parole, et ont projeté une vidéo composée par des élèves et des étudiants, pleine de vie et d’humour, où la souris de l’ordinateur finissait par se reposer entre les pattes d’un chaton rêveur.
Nadia Rosaire représentait plusieurs de ses collègues du Val d’Aoste, où une délégation de l’APA et du rectorat avait été chaleureusement reçue au mois de mars : l’invitation était liée à la « semaine de la francophonie en Val d’Aoste » mais aussi à la participation de 6 professeurs italiens aux ateliers d’écriture organisés par le rectorat et l’APA à Aix-en-Provence en janvier. Une des animatrices, Frédérique de Carvailho, avait entretenu ensuite des échanges par correspondance avec eux entre janvier et mai. La vidéaste Christine Sibran, a projeté un court métrage tourné là-bas, dans des classes où les élèves semblaient prendre plaisir à lire leurs écrits en français, à jouer de l’accordéon et valser aussi au milieu de leur classe… Un gros cahier illustré venu de l’autre côté du Mont-Blanc reflètera dans la publication le travail de nos amis italiens.
De Grèce, c’était d’Athènes que nous venaient des créations, créations plutôt qu’écriture, parce que le professeur, Hélène Godard, à la fois enseignante et artiste, nous a présenté de lumineuses compositions picturales collectives dont elle nous a longuement commenté les signes révélateurs de l’exil, du déracinement, du sentiment de morcellement et aussi, très fort, de celui d’appartenance à un pays : multiples petits drapeaux liés à la bigarrure des peuples mais, en guirlande fédératrice, le drapeau grec.
Entre deux interventions étrangères, nos lycéens et collégiens prenaient la parole. Nombreuses sont les lectures que nous avons pu entendre de façon claire, par des élèves qui, quelque fois, débutaient dans l’apprentissage de la langue française. Nombreux sont ceux qui, par un effort caché, gardaient un maintien assuré et une diction soignée. Et, sans défaillance, un auditoire attentif et silencieux. Le pari de faire entrer sur scène 17 groupes différents était un pari un peu fou et personne ne l’ignorait. Mais beaucoup se sont pliés à la règle de faire tenir dans une poignée de minutes un long travail préparé en amont. Dans le DVD qui va accompagner le cahier, on retrouvera les meilleurs moments que Christine Sibran, qui a tenu sa camera toute la journée, aura choisis.
L’après-midi fut plus détendue : Philippe Lejeune, toujours dans l’amphithéâtre de la Verrière, était face à une assemblée plus nombreuse et plus variée que les années précédentes. Il présentait sur un écran toutes sortes de manuscrits, et tous étaient l’occasion de remarques surprenantes, tendres, savoureuses, qui faisaient réagir l’auditoire… Il nous a parlé de ses bonheurs de découvertes, qui surviennent de cent façons différentes. Et certains ne voulaient plus partir.
Bien sûr une telle manifestation ne pourrait avoir lieu sans l’hospitalité de la Cité du Livre et de son directeur, Gilles Eboli, sans l’appui fidèle et les subventions de l’académie d’Aix-Marseille et de la ville d’Aix-en-Provence. Et nous manifeste pour la première fois son intérêt et son soutien : Marseille, candidate à la capitale de la culture 2013.
 Françoise Lott, 2008-10-04 | Dernière mise à jour : 25/04/2012
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